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Focalyses
- de focale (point de vue objectif du réglage subjectif de la profondeur de champ ;
et de vocalises : ou comment d'un échantillonnage précis de notes obtenir une infinité de combinaisons.
Des mots piochés au hasard de la presse me viennent les histoires nées de la transcendance de mes émotions. Nul n'est besoin de connaitre l'histoire pour entrer en résonance avec ces écrits. Pas plus qu'il n'est nécessaire de les lire dans l'ordre.
Chacun pourra ainsi composer sa propre fable.
De même, si la vision est un des sens les plus partagés, il en est autrement du regard, soumis aux caprices de l'esprit, lui-même quelquefois trahi (ou pour quel cadeau ?) par la fonction de vision.
À la suite d'un amour, j'ai regardé différemment. Un regard de myope, pour moi qui n'avais rien vu venir de ma chute. J'ai scruté les trottoirs, les cieux et les flaques d'eau. Eux seuls, je le croyais alors, pouvaient apporter une réponse à mes interrogations.
Au cours de mes errances, je hantais les cimetières et les usines désaffectées tout comme je l'étais , et ne trouvais d'intérêt qu'aux traces du temps et de la rencontre vécue. Une fois le rêve et la folie révélés à moi, je vis surgir des personnages mythologiques, l'écorce d'un arbre se transformer en dragon et des villes englouties reparaître dans le plus parfait enchantement sur un morceau de mur.
Photographie ou bout de bois chiné dans une gangue de vase, il n'est question que de matières, à voir, à toucher et à s'émouvoir de ces abstractions si présentes.
Le texte ne « commente » pas les images.
Les images « n'illustrent » pas le texte :
chacune a été seulement
pour moi le départ d'une sorte de vacillement visuel, analogue
peut-être à cette « perte de sens »
que le Zen appelle « Satori » ; texte et image,
dans leurs entrelacs, veulent assurer la circulation,
l'échange de ces signifiants :
le corps, le visage, l'écriture,
et y lire le recul des signes. Roland Barthes, « L'Empire des signes »
Que serais-je sans elles ? La même mais en moins bien, ou en pire. C'est selon.
Je tiens à remercier particulièrement Isabelle Leca, qui fut mon
professeur pendant la période si critique de mes 17 ans, mon amie et
mon mentor pendant de nombreuses années, et ma muse sans que toujours
elle le sache. Elle m'a appris le pardon demandé et
accordé, le goût des livres et de leurs auteurs et m'a redonné la soif
d'apprendre toujours et le droit de me tromper. Je remercie la vie de
l'avoir mise sur mon chemin, elle qui a planté en moi les fondements de
ce que j'ai de meilleur.
Merci aussi à Agnès
Krausz-Mantaux, Luisa Martins, Cathy Peltiez, Marion Raspail, Paloma Rumayor, Hélène de Pins et Axelle Guilmault pour l'amour
et la confiance qu'elles m'ont insufflé et m'insufflent encore.
Mille mercis.
Publié par isabellegabrieli à 14:14:15 dans Intention | Commentaires (0) | Permaliens
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